Vie paroissiale

Les homélies

Homélie de Stéphane Boyer du 16 février 2025

250216-Stephane Boyer

 Transcrit par TurboScribe.ai.

 

Ces textes d’aujourd’hui avec la formulation heureux – malheureux, on pourrait se dire, ça c’est des injonctions, c’est quelque chose de difficile, c’est des exigences et ça pourrait un peu nous faire peur. Or, Jésus il nous invite juste en fait à nous demander où est-ce que nous voulons nous situer ? Est-ce que nous préférons nous situer, comme le disait la première lecture, dans une terre aride ou est-ce que nous voulons nous situer comme un arbre à côté du ruisseau ? Comme chrétien, comme chrétienne, quand nous venons à l’Eucharistie, quand nous prions, quand nous partageons l’Évangile, quand nous pensons aussi et nous servons nos frères, eh bien nous essayons de nous approcher du ruisseau pour que notre vie soit irriguée de la présence de Dieu.

 

Si nous n’avions rien à faire des autres, si nous n’avions rien à faire de Dieu, nous serions comme si nous allions nous planter dans une terre aride, une terre de désolation. Et ce qui est important c’est le mouvement de votre cœur, le mouvement de votre esprit. Nous désirons, alors chacun avec la force que nous avons le mieux possible, nous désirons nous approcher de la source du ruisseau pour que notre vie soit irriguée du bonheur de Dieu, de la joie de Dieu.

 

Vendredi dernier, il y a deux jours, je partageais avec une équipe et on parlait, vous savez, de personnes qui ont la capacité d’arrêter le feu quand on s’est brûlé, de gens qui remettent de l’énergie dans le corps, etc. Et parmi l’équipe il y a un médecin. Et donc le médecin il dit, moi je crois en la médecine médicamenteuse, celle d’aujourd’hui.

 

Il n’a pas dit traditionnelle, mais voilà. Et je lui ai dit, pourquoi tu dis je crois ? Parce qu’on croit en ce qu’on ne voit pas. Or, si tel médicament vient soigner la tension, si tel médicament vient soigner telle ou telle maladie, ce n’est pas je crois, c’est objectif, c’est scientifique. Quand on est dans la science, on est dans la démonstration. Il n’y a pas besoin de la foi. Et je lui dis, tu vois, tu dis quand même je crois.

 

Est-ce qu’il n’y a pas, il y a le corps, mais est-ce qu’il n’y a pas aussi pour soigner l’homme, pour soigner l’être humain, quelque chose qui est plus, qui est plus que la médecine ? C’est-à-dire, et ça on le sait maintenant, on a parlé un petit peu avec les personnes après, mais quand les personnes sont atteintes d’un cancer, on sait que bien sûr les médicaments, bien sûr l’alimentation, mais aussi tout ce qui va permettre de favoriser la relation, la prose en compte de la personne, l’égo de la personne, le moral de la personne, tout ça va venir redynamiser son corps et va venir contribuer au soin. Donc il y a ce qui est visible et ce qui est invisible. Et l’évangile de ce jour, en fait, nous invite un petit peu à nous poser la question, est-ce que notre vie elle se limite à ce qui est sûr, ce qui est scientifique, ce qui est matériel, ou est-ce qu’on veut tourner aussi notre vie vers une dimension spirituelle ? C’est un peu ça l’opposition des heureux et malheureux.

 

Heureux, ceux qui ont déjà tout sur cette terre. Il n’y a plus de place dans leur cœur pour autre chose, il n’y a plus ceux qui sont repus, ceux qui sont remplis d’eux-mêmes ou remplis de nourriture au sens concret, voilà. On n’a plus le temps de penser aux autres, on n’a plus le temps de sourire aux autres.

 

Et donc l’évangile de ce jour, c’est comme ça que je le comprends, mais on pourrait bien sûr en échanger. Mais je pense que l’évangile de ce jour, il nous dit, si vous êtes riche, comment vous pouvez voir pour partager encore ? Si vous êtes plein de nourriture, comment vous pouvez ouvrir votre table ? Mais ce n’est pas seulement la table de la maison, c’est comment vous pouvez ouvrir votre présence, votre cœur à ceux qui sont autour de vous ? Si vous riez, si vous êtes dans la joie, comment vous pouvez aussi entendre le cri de ceux qui pleurent, le cri de ceux qui sont dans la désolation ? Si on vous flatte, si on vous dit que vous êtes merveilleux, comment vous pouvez réfléchir pour essayer de progresser encore dans votre vie et ne pas vous arrêter à ce que l’on dit de vous, même si ce sont des belles choses ? Je crois que le risque, il nous appelle à ne pas nous installer, ça c’est quelque chose qui est important pour moi, mais à rester dans le mouvement, ne pas s’appesantir avec le poids des années, à rester dans le mouvement, rester dans le désir toujours que sa vie soit ouverte à Dieu et ouverte aux autres.

 

Le carême qui s’approche sera un moment aussi pour réveiller nos cœurs. Vous savez, chaque année, le temps du carême est là pour, à travers le jeûne, il y a la privation, après c’est à chacun de voir de quoi il peut se priver, mais à travers un effort pour supprimer quelque chose dans notre vie, réveiller notre cœur, rester en mouvement, rester attaché à l’amour de Dieu et à l’amour de nos frères. Nous redynamiser, nous réveiller simplement, parce que la source du bonheur, c’est d’être dans la présence de Dieu, c’est d’être vivant, c’est de ne pas être comme des morts, c’est-à-dire des gens qui seraient assoupis et dont la vie serait déjà achevée. C’est rester vivant, rester en mouvement, jour après jour, avec le Christ qui recherche le bonheur de tous et de toutes.

 

Voilà ce que je voulais dire sur l’Évangile de ce jour.

 

Et je voulais revenir un petit peu aussi sur le texte de saint Paul. Je vous ai dit que c’est un texte fondateur. Je vous invite vraiment à lire un jour le chapitre 15 de la première lettre de Corinthiens. C’est vraiment la question du départ. Est-ce que le Christ est vraiment ressuscité ? Et si le Christ n’est pas ressuscité, qu’en est-il ?

 

Et vous avez entendu dans le texte qui vous a été partagé, il est dit que le Christ est ressuscité d’entre les morts. Lui, premier ressuscité parmi ceux qui sont endormis.

Souvent, quand on parle de Christ, on parle de la nouveauté de Christ à Noël. Dieu s’est fait homme. On parle beaucoup de cette nouveauté, mais on ne parle pas beaucoup que Jésus est le premier ressuscité d’entre les morts. Dans toutes les religions, il y a l’espérance de la résurrection, sous des modalités différentes. Mais dans toutes les religions, et avant même Jésus-Christ, il y a cette espérance dans le cœur des hommes, on dirait en philosophie, de l’immortalité, et dans le langage de la foi, on dira de la résurrection.

 

Mais pour nous les chrétiens, ce qui est important, ce n’est pas une espérance dans la résurrection comme une idée, c’est que des hommes et des femmes, du temps de Jésus, l’ont vu ressuscité. Pendant 42 jours, ils ont expérimenté la présence du ressuscité. Et en ce sens, notre foi chrétienne apporte une nouveauté, car notre foi en la résurrection, ce n’est pas la foi dans une idée, c’est la foi dans la personne de Jésus, qui est ressuscité d’entre les morts.

 

Et que les premiers apôtres, les premières femmes, les premiers hommes qui étaient avec lui, l’ont vu ressuscité. Donc, est-ce que l’on croit en la résurrection de Jésus, ou est-ce qu’on croit uniquement en l’idée d’une résurrection, d’une immortalité ? Vous voyez ce que je veux dire un petit peu ? J’essaie, dans toutes les religions, on croit qu’il y a la vie éternelle, qu’il y a une immortalité, que l’homme se continue après. Mais pour nous les chrétiens, notre foi, c’est Jésus est le premier ressuscité.

 

Et je passe mon espérance, je passe ma vie, j’agis dans ma vie, à partir, non pas de la promesse d’une résurrection, mais à partir du fait que le Christ est le premier ressuscité, et qu’étant le premier, il nous entraîne dans sa résurrection. Alors toute ma vie doit être une action d’espérance, une action pour construire l’espérance dans la vie de ceux et de celles que je rencontre. Si on est habité de cette douce certitude, c’est Frère Roger de Taizé qui disait que l’espérance, la résurrection, c’est tout le contraire d’une conviction.

 

Une conviction c’est, voilà, je crois à tel truc très fort. Frère Roger disait c’est une douce certitude. C’est-à-dire que c’est quelque chose qui vient dans le cœur, qui se vit dans notre cœur.

 

Oui, avec l’expérience de ma vie, je crois Jésus que tu es le premier ressuscité. Et j’ai envie d’appuyer ma vie sur cette espérance que tu es venu inaugurer. Tu es le premier ressuscité et tu vas nous entraîner dans ta résurrection.

 

Je vais insister un peu sur ce point parce qu’il me semble important, on peut en échanger, on peut en débattre, dans nos rencontres. Comment on croit à la résurrection ? Est-ce qu’on croit à l’idée de la résurrection ? Ou est-ce qu’on croit que Jésus est celui qui est venu ouvrir la porte de la résurrection ? C’est le premier qui a fait le passage, le premier qui est ressuscité par son Père et qui est la promesse de chacun de chacune d’entre nous. Et tous les hommes, tous ceux qu’on aime et tous ceux qu’on n’aime pas ausis, seront un jour vivants en Christ.

 

Voilà ce que je veux partager avec vous. Échange, débattre, à l’occasion, n’hésitez pas.

 

 Transcrit par TurboScribe.ai.

Jackie PLESSE, 2 février 2025

HOMELIE DU DIMANCHE 19 JANVIER – S. BOYER

Sréphane Boyer

par Nom de l’artiste

Homélie de S. Boyer du 19 janvier 2025

Transcrit par TurboScribe.ai.

 

Ce texte de l’Évangile de Jean, ce texte de la fête de Cana, est plein d’enseignements. On peut y voir beaucoup, beaucoup de choses différentes. Alors je vous en partage quelques-unes, mais je ne peux pas tout dire.

 

Et surtout que vous pourriez en ajouter chacune et chacun, comme je le faisais avec Anne Bissardon hier, puisque ce texte servira aussi pour les conscrits prochainement. Voilà. Vous le voyez, Jésus partage avec ses disciples une fête de mariage.

 

Et à l’époque, comme encore dans certains pays, le mariage, ce n’était pas une petite fête. 200, 300, 400 invités, comme quand je suis avec la communauté des Mongs, les gens sont invités, on ne sélectionne pas, comme c’est le cas pour nous. Et on tue le bœuf, et on tue les agneaux, et il y a à manger pour tout le monde, pendant un grand, grand, grand repas.

 

Et forcément, il faut prévoir la quantité nécessaire. Apparemment, il y a eu un oubli sur le vin, ou alors ceux qui étaient là ont beaucoup bu. C’est aussi tout à fait possible, d’après ce que nous dit le texte.

 

Mais ce qui est intéressant, c’est que Jésus participe à la joie. Il participe à la joie de ces époux, de ceux qui se marient, de ceux qui font alliance. Je me dis, en entendant ce texte, que chaque fois qu’il y a deux personnes qui s’aiment, Jésus est présent comme il était présent à Cana.

 

Est-ce que des fois, on pense à ça, quand on est en groupe, quand on est en famille, quand on est avec des amis, quand il y a deux personnes qui s’aiment, Jésus est présent comme il s’est rendu présent à la fête de Cana. Jésus aime quand les hommes et les femmes sont capables de créer du lien, sont capables de créer des alliances. Quand deux peuples se rencontrent pour partager, rappelez-vous tous les jumelages qu’on a vécus, je ne sais pas si c’est encore le cas dans vos villages, mais on a vécu de très nombreux jumelages.

 

Quand deux peuples font alliance, apprennent à se connaître. Quand deux personnes apprennent à se connaître. Quand deux groupes, deux associations se retrouvent pour partager un lien, il y a alliance, il y a des liens qui se créent.

 

Et Jésus est venu dans ces moments-là au cœur de l’humanité. Et puis nous-mêmes comme chrétiens, il ne faut pas avoir peur de participer aux bonnes choses dans nos villages. Chaque fois, peut-être qu’il n’y a qu’une fête de village, chaque fois qu’il y a une rencontre amicale, je trouve que ce serait important et intéressant de ne pas dire « Oh, ben, ce n’est pas pour nous », mais que les chrétiens en soient présents, et en soient présents comme des témoins joyeux qu’il y a là des alliances qui se font entre les personnes.

 

Des fois, on peut se dire « Oh, ce n’est pas pour nous ». Bien, comme chrétiens, notre mission, c’est aussi comme Jésus, d’être présents dans tous les lieux où l’alliance, où les liens se constituent, se créent, se nourrissent et avancent vers une vraie fraternité. Dans ce texte, il y a aussi le dialogue entre Marie et Jésus. Elle l’interpelle, elle le dérange, elle le bouscule.

 

« Femme, mon heure n’est pas encore venue. » Jésus lui dit : « Ce n’est pas encore l’heure que je me révèle, et elle pourtant qui a porté cet enfant. » Elle sait qui il est.

 

Elle sait qu’il est à la fois son fils, mais qu’il est aussi le fils de Dieu. Et elle a envie qu’il manifeste auprès des hommes qu’il est l’envoyé du Père, qu’il est l’envoyé de Dieu. Et elle le bouscule.

 

Et si vous lisez l’Évangile, un jour, par exemple, vous pouvez vous dire, je vais lire l’Évangile, un Évangile complet, et je vais relever toutes les phrases où Jésus est bousculé par les gens. Hier, on lisait le texte de Bartimée, avec l’aveugle, et Bartimée qui crie vers Dieu, « Jésus, fils de Dieu, aie pitié de moi. » Et puis, Jésus, il devait passer son chemin, et puis les autres, ils le disent, « Tais-toi, tais-toi, tais-toi.» Non, Jésus a été bousculé par ce cri. Et il a accepté l’amour. Si on lit un Évangile avec cette question, quand est-ce que je vois que Jésus est bousculé ? Eh bien, on va voir que pour que Jésus se manifeste comme fils de Dieu, il a sans cesse été interpellé par des humains.

 

Sans cesse, des hommes, des femmes, lui ont dit, manifeste-toi, manifeste ta force, manifeste que tu es vraiment le fils de Dieu. Jésus a accepté de se laisser déranger, de se laisser toucher. Alors là aussi, deux questions, deux interrogations pour nous.

 

Est-ce que nous-mêmes, nous acceptons de nous laisser déranger ? Est-ce que quand les gens nous demandent un service, quelque chose, nous avons tendance à plutôt penser à notre tranquillité ? Ou est-ce que nous acceptons d’être déplacés, d’être dérangés dans notre propre existence ? Et l’autre aspect qu’on peut aussi souligner pour nous, c’est que comme Marie interpelle son fils, nous aussi, nous pouvons interpeller Jésus. Nous aussi, aujourd’hui, nous pouvons dire à Jésus, nous pouvons crier à Jésus, donne ta paix aux hommes, mets ta paix dans les cœurs, viens guérir les hommes pour que la rancune, pour que la haine sorte de leur cœur et que ta paix, comme je le disais au début de la messe, que ta paix, ta véritable paix puisse s’installer dans le cœur des hommes et dans les êtres. Cela, ça, c’est à toutes les échelles.

 

Ça peut être aussi bien dans les tensions qu’on peut vivre en famille que dans une commune, que dans une société, que dans une paroisse, qu’entre peuples. Crier vers Dieu comme Marie a interpellé son fils pour dire, Jésus, donne-nous ta paix, donne-nous d’entrer dans ta joie, donne-nous d’entrer dans la fraternité, donne-nous ta force pour avancer sur le chemin. Comme Marie, nous pouvons interpeller Jésus et soyons sûrs qu’il se laissera déranger pour nous accorder ce qui est bon.

 

Enfin, une dernière chose, Jésus se laisse fléchir et il va faire ce signe de l’eau transformée en vin. Alors, il y a le symbole des jarres, les jarres de la purification, mais il y a surtout ce symbole de l’eau transformée en vin. Je vous le dis comme je le comprends, très simplement.

 

L’eau, elle symbolise la nature humaine et le vin symbolise la divinité. Et Jésus, avec l’eau, c’est-à-dire avec notre nature humaine, quand il nous donne son esprit, quand il nous donne sa présence, peut nous transformer en bon vin, peut faire de nous, des hommes et des femmes, habités de sa divinité. L’eau transformée en vin, c’est l’homme, l’humain, qui fait alliance avec Dieu, avec l’esprit de Jésus et qui devient quelque chose de très bon pour l’humanité.

 

Et comme Jésus fait ce geste, voyez, le maître du repas, il dit d’abord, donne le bon vin et puis après le plus mauvais. Et avec Jésus, c’est l’inverse. C’est une façon de dire, voilà, dans le temps, il y a eu la révélation, petit à petit, vous avez découvert la présence de Dieu et aujourd’hui, je suis celui qui est bon, celui qui est encore meilleur que tout ce que vous avez reçu comme enseignement et qui vient encore transformer de façon plus belle le vin que vous pouvez être pour les autres.

 

Oui, nous sommes invités à être du bon vin. Notre manière d’être, notre manière d’écouter, notre manière de consoler, notre manière d’être présent à celles et ceux qui sont autour de nous, nous sommes invités à être du bon vin. Je vous donne un exemple, là encore, hier matin, j’étais avec un petit groupe d’hommes et de femmes, certains ne sont pas croyants, d’autres étaient croyants et on avait ressenti le besoin de se retrouver pour rendre hommage à une femme qui s’appelle Hélène qui est décédée il y a quelques mois.

 

Ses funérailles ont eu lieu dans l’Ardèche, on n’avait pas pu aller et on était plusieurs à ressentir le besoin de pouvoir dire merci à cette femme pour toutes les lumières, pour tous les moments qu’elle avait offerts aux autres. Et croyant, en croyant, on s’est retrouvés et chacun a pu partager un peu ces lumières qu’il avait reçues de la présence d’Hélène. Hélène était enracinée dans l’Evangile et elle a été du bon vin pour tous ces hommes et ces femmes, croyants et non croyants, et j’en ai eu le témoignage hier matin.

 

J’ai écouté tous ces témoignages d’hommes et de femmes qui sont peut-être loin de la connaissance de Dieu mais qui, par Hélène, ont ressenti la lumière de Dieu, l’amitié de Dieu dans leur propre existence. C’est donc très important pour nous les chrétiens d’essayer d’être toujours bons, c’est-à-dire des personnes qui apportent de la bonté autour d’eux. Ne jugeons pas, n’enfermons pas, écoutons, accueillons, soutenons, essayons de laisser passer la lumière de Dieu qui est tout amour et non pas parfois des rêves du passé qui nous enferment et nous empêchent d’être à l’image de Jésus-Christ qui est tout amour.

 

C’est pour moi quelque chose d’important. Jésus fait alliance avec l’humanité et il nous faut, nous les chrétiens, essayer d’être le reflet de Jésus sur la terre. Comment les gens vont connaître Jésus s’ils ne voient pas des hommes et des femmes habités de bonté et qui leur donnent envie à leur tour de s’approcher de Jésus-Christ.

 

Enfin, dernière chose, je reviens sur le texte de la deuxième lecture sans trop détailler, mais saint Paul rappelle quelque chose de très important pour notre communauté paroissiale ici. Il dit qu’il y a un seul esprit mais qu’il y a des dons très divers. Et c’est vrai que dans notre paroisse, nous sommes invités à ce que chacun trouve sa place dans la diversité de nos charismes, dans la diversité de nos dons et que chacun puisse prendre sa place, servir au sein de la communauté avec les dons qu’il a, mais toujours dans l’unité de l’Esprit Saint.

 

Nous ne sommes pas là pour nous servir, nous sommes là pour servir la communauté, pour témoigner ensemble de la bonté de Dieu et garder le désir de l’unité ensemble, unis par le même Esprit Saint. C’est un message, peut-être qu’on peut le relire, on pourrait relire ce texte, cette deuxième lecture au cours de la semaine. Je pense qu’il s’adresse particulièrement à nous, dans notre situation paroissiale.

 

Voilà ce que je voulais vous partager. Vous voyez, il y a différentes pistes que chacun prenne, celle de laquelle il est le plus proche, qui lui semble la plus simple, et puis que nous essayons de progresser dans notre amour de Dieu pour faire alliance avec Jésus comme lui-même est venu faire alliance avec l’humanité tout entière.

 Transcrit par TurboScribe.ai.

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